Complications de Grossesse : Les Pathologies à Surveiller
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description: « Prééclampsie, diabète gestationnel, MAP : quelles sont les complications de grossesse ? Symptômes, prévention, suivi. Informations validées par des professionnels. »
date: 2025-12-27
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# Complications de Grossesse : Les Pathologies à Surveiller
*Temps de lecture : 14 minutes*
**Les complications de grossesse concernent environ 15 à 20 % des femmes enceintes en France.** La plupart sont détectées tôt grâce au suivi prénatal et se gèrent efficacement avec une prise en charge adaptée. Connaître ces pathologies vous permet de repérer les signaux d’alerte et de consulter rapidement si nécessaire.
La grossesse reste un processus physiologique naturel. Cependant, certaines femmes développent des complications qui nécessitent une surveillance renforcée ou des traitements spécifiques. Que vous soyez suivie pour une grossesse normale ou à risque, comprendre ces pathologies vous aidera à vivre votre grossesse plus sereinement et à savoir quand alerter votre équipe médicale.
## Sommaire
1. [Qu’est-ce qu’une complication de grossesse ?](#definition)
2. [Les principales pathologies par trimestre](#pathologies-trimestre)
3. [Le diabète gestationnel](#diabete-gestationnel)
4. [La prééclampsie et l’hypertension gravidique](#preeclampsie)
5. [Cas pratique : Le suivi de Marie](#cas-marie)
6. [La menace d’accouchement prématuré (MAP)](#map)
7. [Les complications placentaires](#complications-placentaires)
8. [Cas pratique : L’expérience de Léa](#cas-lea)
9. [Les infections pendant la grossesse](#infections)
10. [Quand consulter en urgence ?](#quand-consulter)
11. [Questions fréquentes](#faq)
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## Qu’est-ce qu’une complication de grossesse ? {#definition}
Une complication de grossesse désigne toute pathologie ou situation anormale qui survient pendant la gestation et qui peut affecter la santé de la mère, du bébé, ou des deux. Ces complications peuvent être préexistantes (diabète, hypertension chronique) ou apparaître spécifiquement pendant la grossesse.
### Grossesse normale vs grossesse à risque
En France, le suivi de grossesse distingue plusieurs niveaux de risque, définis par la Haute Autorité de Santé :
| Niveau | Description | Suivi |
|——–|————-|——-|
| **Bas risque** | Grossesse sans pathologie | Sage-femme ou médecin généraliste |
| **Risque modéré** | Antécédents ou facteurs de risque | Gynécologue-obstétricien |
| **Haut risque** | Pathologie avérée | Maternité de niveau 2 ou 3 |
| **Très haut risque** | Complications sévères | Centre spécialisé, hospitalisation |
Le niveau de risque peut évoluer au cours de la grossesse. Une femme suivie en « bas risque » peut basculer vers un suivi renforcé si une complication apparaît.
### Les facteurs de risque généraux
Certains facteurs augmentent la probabilité de développer une complication :
– **Âge maternel** : avant 18 ans ou après 35-40 ans
– **Antécédents** : complications lors d’une grossesse précédente
– **Pathologies préexistantes** : diabète, hypertension, maladies auto-immunes
– **IMC** : obésité ou maigreur importante
– **Grossesse multiple** : jumeaux, triplés
– **Tabagisme, alcool, substances**
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## Les principales pathologies par trimestre {#pathologies-trimestre}
Chaque trimestre de la grossesse présente des risques spécifiques. Cette répartition vous aide à comprendre quand certaines complications sont les plus susceptibles de survenir.
### Premier trimestre (1 à 13 SA)
Le premier trimestre est une période critique pour l’implantation et le développement embryonnaire.
**Complications fréquentes** :
– Fausse couche précoce (10-15 % des grossesses)
– Grossesse extra-utérine (2 % des grossesses)
– Grossesse molaire (rare)
– Hyperémèse gravidique (nausées sévères)
| Complication | Fréquence | Symptômes d’alerte |
|————–|———–|——————-|
| Fausse couche | 10-15% | Saignements, douleurs pelviennes |
| GEU | 2% | Douleur latéralisée, saignements |
| Hyperémèse | 1-2% | Vomissements incoercibles, déshydratation |
### Deuxième trimestre (14 à 27 SA)
Le deuxième trimestre est généralement le plus serein, mais certaines pathologies peuvent apparaître.
**Complications possibles** :
– Incompétence cervicale (col qui s’ouvre prématurément)
– Retard de croissance intra-utérin (RCIU)
– Anomalies placentaires détectées à l’échographie
– Diabète gestationnel (dépistage vers 24-28 SA)
### Troisième trimestre (28 SA à l’accouchement)
Le troisième trimestre concentre les complications liées à la fin de grossesse et à la préparation de l’accouchement.
**Complications principales** :
– Prééclampsie et ses complications (HELLP syndrome, éclampsie)
– Menace d’accouchement prématuré (MAP)
– Placenta praevia, décollement placentaire
– Cholestase gravidique
– Rupture prématurée des membranes
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## Le diabète gestationnel {#diabete-gestationnel}
Le diabète gestationnel (DG) est un trouble de la régulation du sucre qui apparaît pendant la grossesse, généralement au deuxième trimestre. Il concerne environ 10 à 15 % des femmes enceintes en France, un chiffre en augmentation.
### Comment le détecte-t-on ?
Le dépistage est proposé entre 24 et 28 SA par un test appelé **HGPO** (hyperglycémie provoquée par voie orale) :
1. Prise de sang à jeun
2. Ingestion de 75g de glucose
3. Nouvelles prises de sang à 1h et 2h
**Seuils diagnostiques (OMS/IADPSG)** :
– À jeun : ≥ 0,92 g/L
– À 1h : ≥ 1,80 g/L
– À 2h : ≥ 1,53 g/L
Un seul seuil dépassé suffit à poser le diagnostic.
### Risques et conséquences
**Pour le bébé** :
– Macrosomie (bébé > 4 kg)
– Difficultés à l’accouchement (dystocie des épaules)
– Hypoglycémie néonatale
– Détresse respiratoire à la naissance
**Pour la mère** :
– Prééclampsie
– Césarienne plus fréquente
– Risque de diabète de type 2 après la grossesse
### Prise en charge
La majorité des diabètes gestationnels se gèrent par **mesures hygiéno-diététiques** :
1. **Alimentation équilibrée** : réduction des sucres rapides, fractionnement des repas
2. **Activité physique** adaptée : 30 minutes de marche quotidienne
3. **Auto-surveillance glycémique** : 4 à 6 contrôles par jour
Si ces mesures sont insuffisantes (15-20 % des cas), un traitement par **insuline** est instauré.
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## La prééclampsie et l’hypertension gravidique {#preeclampsie}
La prééclampsie est une pathologie spécifique de la grossesse, caractérisée par une hypertension artérielle associée à une atteinte rénale (protéines dans les urines). Elle touche 2 à 8 % des grossesses et survient généralement après 20 SA.
### Hypertension gravidique vs prééclampsie
| Critère | HTA gravidique | Prééclampsie |
|———|—————-|————–|
| **Tension** | ≥ 140/90 mmHg | ≥ 140/90 mmHg |
| **Protéinurie** | Absente | Présente (≥ 0,3 g/24h) |
| **Gravité** | Modérée | Potentiellement sévère |
| **Évolution** | Surveillance | Surveillance + risque HELLP |
### Symptômes d’alerte
Consultez **immédiatement** si vous présentez :
– Maux de tête intenses, persistants
– Troubles visuels (mouches volantes, vision floue)
– Douleur en barre au niveau de l’estomac
– Gonflement brutal du visage ou des mains
– Diminution des mouvements du bébé
### Facteurs de risque
– Première grossesse
– Antécédent de prééclampsie
– Grossesse gémellaire
– Hypertension chronique
– Diabète préexistant
– Obésité
– Âge > 40 ans
### Prise en charge
Le seul traitement définitif est **l’accouchement**. Avant cela, la prise en charge vise à :
1. **Contrôler la tension** : antihypertenseurs adaptés à la grossesse
2. **Surveiller** : hospitalisations, bilans sanguins rapprochés
3. **Prévenir les convulsions** : sulfate de magnésium si prééclampsie sévère
4. **Optimiser la maturité fœtale** : corticoïdes si accouchement prématuré probable
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## Cas pratique : Le suivi de Marie {#cas-marie}
Marie, 34 ans, première grossesse. Lors de sa visite du 6ème mois, sa tension est à 145/95 mmHg. L’analyse d’urine révèle des traces de protéines.
**Le diagnostic** : Prééclampsie modérée à 26 SA.
**La prise en charge** :
– Hospitalisation de 48h pour bilan complet
– Mise sous traitement antihypertenseur (labétalol)
– Échographie et doppler pour vérifier la croissance du bébé
– Retour à domicile avec surveillance renforcée
**Le suivi** :
– Consultation hebdomadaire au lieu de mensuelle
– Auto-surveillance tensionnelle quotidienne
– Bandelettes urinaires à domicile 2 fois par semaine
– Échographies de croissance toutes les 2 semaines
**L’issue** :
– À 35 SA, la tension remonte malgré le traitement
– Décision de déclencher l’accouchement
– Naissance d’une petite fille de 2,350 kg en bonne santé
– Marie récupère parfaitement, tension normale 6 semaines après
**Ce que Marie a appris** : « La prééclampsie m’a fait peur au début, mais le suivi rapproché m’a rassurée. J’ai appris à reconnaître les signaux d’alerte et je n’ai pas hésité à appeler quand j’avais des maux de tête. »
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## La menace d’accouchement prématuré (MAP) {#map}
On parle de menace d’accouchement prématuré lorsque des modifications du col utérin (raccourcissement, ouverture) et/ou des contractions régulières surviennent avant 37 SA. La prématurité concerne environ 7 % des naissances en France.
### Les signes d’alerte
– Contractions régulières (> 10 par jour)
– Sensation de pesanteur pelvienne
– Douleurs lombaires inhabituelles
– Pertes vaginales modifiées
– Saignements légers
### Comment évalue-t-on la MAP ?
1. **Toucher vaginal** : évaluation du col
2. **Échographie du col** : longueur cervicale (normale > 25 mm)
3. **Monitoring** : enregistrement des contractions
4. **Test à la fibronectine** : évalue le risque d’accouchement à 7-14 jours
| Longueur du col | Risque d’accouchement prématuré |
|—————–|——————————–|
| > 30 mm | Faible |
| 25-30 mm | Modéré, surveillance |
| 15-25 mm | Élevé, traitement |
| < 15 mm | Très élevé, hospitalisation |
### Prise en charge
**Traitement immédiat** :
- **Tocolyse** : médicaments pour stopper les contractions (48-72h)
- **Corticoïdes** : maturation pulmonaire du bébé (entre 24 et 34 SA)
- **Sulfate de magnésium** : protection neurologique si < 32 SA
**Mesures associées** :
- Repos relatif (l'alitement strict n'est plus recommandé)
- Arrêt de travail
- Traitement d'une infection si présente
- Transfert vers maternité adaptée si nécessaire
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## Les complications placentaires {#complications-placentaires}
Le placenta, organe essentiel à la grossesse, peut présenter plusieurs anomalies qui nécessitent une surveillance particulière.
### Le placenta praevia
Le placenta s’insère bas dans l’utérus, recouvrant partiellement ou totalement le col. Il concerne 0,5 % des grossesses.
**Symptômes** : Saignements rouges vifs, indolores, souvent au 3ème trimestre
**Risques** : Hémorragie, accouchement prématuré, césarienne obligatoire si placenta recouvrant
**Surveillance** : Échographies régulières, repos en cas de saignement, hospitalisation si récidive
### Le décollement placentaire (hématome rétroplacentaire)
Le placenta se décolle partiellement de la paroi utérine. C’est une urgence obstétricale.
**Symptômes** :
– Douleur abdominale brutale et intense
– Saignements (parfois absents si hémorragie interne)
– Utérus dur, « de bois »
– Diminution des mouvements fœtaux
**Conduite à tenir** : Appeler le 15 ou se rendre immédiatement aux urgences de la maternité.
### Le retard de croissance intra-utérin (RCIU)
Le bébé ne grandit pas au rythme attendu. Cela peut refléter un problème de « moteur placentaire ».
**Causes possibles** :
– Insuffisance placentaire
– Hypertension maternelle
– Tabagisme
– Malformations fœtales
– Infections
**Surveillance** : Échographies rapprochées avec doppler, monitoring régulier, décision d’extraction si le bébé souffre.
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## Cas pratique : L’expérience de Léa {#cas-lea}
Léa, 29 ans, deuxième grossesse. Son premier enfant est né à terme sans complication. À 30 SA, elle consulte pour des contractions régulières depuis la veille.
**L’évaluation** :
– Contractions toutes les 8 minutes
– Col raccourci à 18 mm à l’échographie
– Bilan infectieux négatif
– Bébé va bien au monitoring
**Le diagnostic** : Menace d’accouchement prématuré à 30 SA.
**La prise en charge** :
– Hospitalisation immédiate
– Cure de corticoïdes (2 injections à 24h d’intervalle)
– Tocolyse par nifédipine pendant 48h
– Sulfate de magnésium pour protection cérébrale
**L’évolution** :
– Contractions stoppées après 48h
– Col stable à 15 mm
– Retour à domicile à J5 avec arrêt de travail
– Suivi hebdomadaire en consultation
**L’issue** :
– Léa accouche à 36 SA + 4 jours d’un garçon de 2,780 kg
– Légère prématurité mais aucune complication néonatale
**Ce que Léa retient** : « J’ai failli ignorer les contractions en me disant que c’était normal. Heureusement, j’ai consulté. Les corticoïdes ont permis aux poumons de mon fils d’être matures. »
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## Les infections pendant la grossesse {#infections}
Certaines infections peuvent avoir des conséquences sur le déroulement de la grossesse ou la santé du bébé.
### Les infections à dépistage systématique
| Infection | Dépistage | Risques |
|———–|———–|———|
| **Toxoplasmose** | Mensuel si non immune | Malformations, fausse couche |
| **Rubéole** | 1er trimestre | Malformations graves |
| **VIH** | 1er trimestre | Transmission au bébé |
| **Hépatite B** | 1er trimestre | Transmission à l’accouchement |
| **Syphilis** | 1er trimestre | Atteintes multiples |
### Les infections urinaires
Fréquentes pendant la grossesse (4-7 % des femmes), les infections urinaires peuvent déclencher des contractions et favoriser un accouchement prématuré.
**Symptômes** : Brûlures mictionnelles, envies fréquentes, urines troubles ou malodorantes, fièvre
**Traitement** : Antibiothérapie adaptée à la grossesse, ECBU de contrôle
### Le streptocoque B
Le portage vaginal de streptocoque B concerne 10 à 30 % des femmes. Le dépistage se fait entre 34 et 38 SA.
**En cas de portage** : Antibioprophylaxie pendant le travail pour protéger le bébé
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## Quand consulter en urgence ? {#quand-consulter}
Certains symptômes nécessitent une consultation immédiate, de jour comme de nuit.
### Signes d’urgence absolue (appeler le 15 ou aller aux urgences)
– Saignements vaginaux abondants
– Douleur abdominale intense et brutale
– Perte de liquide amniotique
– Fièvre > 38,5°C avec frissons
– Convulsions
– Absence de mouvements fœtaux depuis plusieurs heures
### Signes nécessitant une consultation rapide (dans la journée)
– Maux de tête inhabituels et persistants
– Troubles visuels
– Gonflement soudain du visage ou des mains
– Contractions régulières avant 37 SA
– Diminution des mouvements du bébé
– Pertes vaginales anormales (odeur, couleur, consistance)
– Démangeaisons généralisées intenses
### Signes à signaler à la prochaine consultation
– Brûlures urinaires légères
– Fatigue inhabituelle
– Œdèmes modérés des chevilles (fréquents et bénins)
– Crampes musculaires
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## Erreurs fréquentes à éviter
### Minimiser les symptômes
**L’erreur** : « C’est sûrement rien, je ne vais pas déranger pour ça. »
**La réalité** : Les professionnels de santé sont là pour vous. Une consultation « pour rien » vaut mieux qu’un retard de prise en charge.
### Se fier uniquement à Internet
**L’erreur** : Googler ses symptômes et se rassurer ou se paniquer seule.
**La réalité** : Chaque situation est unique. Un professionnel qui vous examine peut vous rassurer ou vous prendre en charge correctement.
### Arrêter ses traitements sans avis médical
**L’erreur** : Craindre les effets des médicaments sur le bébé et tout arrêter.
**La réalité** : Certains traitements sont indispensables. Leur arrêt peut être plus dangereux que leur poursuite. Parlez-en à votre médecin.
### Ignorer les facteurs de risque modifiables
**L’erreur** : Continuer à fumer ou à boire « un peu » pendant la grossesse.
**La réalité** : Le tabac et l’alcool augmentent significativement les risques de complications. Des aides existent pour arrêter (consultez votre sage-femme).
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## Questions fréquentes {#faq}
Quelles sont les complications de grossesse les plus fréquentes ?
Les complications les plus courantes sont le diabète gestationnel (10-15 % des grossesses), l’hypertension gravidique et la prééclampsie (5-8 %), la menace d’accouchement prématuré (7 % des naissances sont prématurées), et les infections urinaires (4-7 %). La plupart de ces pathologies sont bien prises en charge lorsqu’elles sont détectées par le suivi prénatal régulier.
Comment savoir si ma grossesse est à risque ?
Le niveau de risque de votre grossesse est évalué lors de la première consultation prénatale. Les facteurs pris en compte incluent votre âge, vos antécédents médicaux et obstétricaux, votre IMC, et la présence de pathologies préexistantes. Ce niveau peut évoluer au cours de la grossesse. Votre médecin ou sage-femme vous oriente vers le type de suivi adapté à votre situation.
Quand s’inquiéter des complications pendant la grossesse ?
Consultez en urgence en cas de saignements, douleur abdominale intense, perte de liquide, fièvre élevée, maux de tête violents, troubles visuels, gonflement soudain du visage, ou diminution importante des mouvements du bébé. En cas de doute, appelez votre maternité : les professionnels sont là pour vous guider.
Le diabète gestationnel est-il dangereux pour le bébé ?
Le diabète gestationnel bien contrôlé n’est pas dangereux. Sans traitement, il peut entraîner une macrosomie (gros bébé), des difficultés à l’accouchement, et une hypoglycémie néonatale. Avec un régime adapté et parfois de l’insuline, la grande majorité des grossesses avec diabète gestationnel se déroulent normalement.
Peut-on prévenir la prééclampsie ?
La prééclampsie ne peut pas être totalement prévenue. Cependant, chez les femmes à risque élevé (antécédent de prééclampsie, hypertension chronique), une faible dose d’aspirine avant 16 SA peut réduire ce risque de 10-20 %. Le maintien d’un poids santé et l’arrêt du tabac sont également recommandés. La surveillance prénatale permet de la détecter tôt.
Comment éviter un accouchement prématuré ?
Certains facteurs de prématurité sont évitables : arrêter le tabac, traiter les infections urinaires, espacer les grossesses d’au moins 18 mois. Si vous avez un antécédent d’accouchement prématuré, un suivi spécialisé et parfois un cerclage du col peuvent être proposés. En cas de contractions avant terme, consultez rapidement.
Les complications de grossesse ont-elles des conséquences à long terme ?
La plupart des complications se résolvent après l’accouchement. Cependant, certaines peuvent avoir des implications à long terme : les femmes ayant eu un diabète gestationnel ont un risque accru de diabète de type 2 (surveillance recommandée), et la prééclampsie augmente le risque cardiovasculaire. Un suivi adapté est proposé lors de la visite post-natale.
Puis-je avoir un accouchement normal malgré une grossesse à risque ?
Oui, dans de nombreux cas. Une grossesse à risque signifie une surveillance renforcée, pas obligatoirement une césarienne ou un accouchement médicalisé. De nombreuses femmes avec un diabète gestationnel équilibré ou une hypertension contrôlée accouchent par voie basse. L’équipe obstétricale adapte la prise en charge à votre situation spécifique.
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## Ce qu’il faut retenir
– **15 à 20 % des grossesses** présentent une complication, la plupart gérables avec un suivi adapté.
– **Le suivi prénatal** (7 consultations obligatoires) est conçu pour détecter précocement les pathologies. Ne manquez pas vos rendez-vous.
– **Les principales complications** sont le diabète gestationnel, l’hypertension/prééclampsie, la menace d’accouchement prématuré et les infections.
– **Les signes d’urgence** à connaître : saignements, douleur intense, perte de liquide, fièvre, maux de tête violents, troubles visuels, diminution des mouvements fœtaux.
– **En cas de doute, consultez**. Les équipes médicales préfèrent vous voir pour vous rassurer que passer à côté d’une complication.
– **Certains facteurs de risque sont évitables** : arrêt du tabac, alimentation équilibrée, activité physique adaptée.
– **Gardez le numéro de votre maternité** dans votre téléphone pour toute question ou urgence.
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## Pour aller plus loin
Pour suivre votre grossesse semaine après semaine, consultez notre guide grossesse semaine par semaine (ouvre dans une nouvelle fenêtre). Chaque trimestre a ses particularités : découvrez le 1er trimestre de grossesse, le 2ème trimestre de grossesse et le 3ème trimestre de grossesse.
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## Sources
– [Haute Autorité de Santé – Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risque identifiées](https://www.has-sante.fr/)
– Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF) – Recommandations pour la pratique clinique (2024)
– Ameli.fr – Le suivi médical de la grossesse (consulté décembre 2024)